Les bruits aériens
Ils sont une vibration de l’air qui se transmet à nos tympans, leurs propagation ressemble a des ronds dans l’eau dans toutes les directions, c’est une énergie mécanique que l’on combat par :
- L’effet masse : plus le poids est grand plus il faut d’énergie pour le faire bouger, donc emploi de matériaux lourds : béton, fermacell, plomb, sable, masses molles, métal, bois dense…
- L’effet membrane : la déformation d’une plaque consomme beaucoup plus d’énergie que son poids, comme un trampoline, donc emploi de plaques : plâtre, fermacell, bois, métal…
- L’effet « Masse molle » ou « Masse sans cohésion » pour les redescentes ou remontées de bruits d’impact des plafonds dans les cloisons très légères, pour les marches d’escalier, les éviers, baignoires, portes, coffres volets, volets, planchers bois, parquets,….. , certains matériaux très lourds, mais également mous, absorbent les vibrations, c’est le cas du plomb, des composés de bitume, de caoutchouc, de polymère. D’autres très lourds et sans cohésion, ne les transmettent pas comme le sable, les billes de verre…
- L’effet dissipation de l’énergie : les matériaux fibreux placés dans des lames d’air consomment de l’énergie en vibrant, c’est le cas des fibres minérales, textiles, cellulosiques…
- La diversification des matériaux : de par sa nature et son épaisseur, chaque matière agit contre des fréquences différentes, donc en les variant on obtient des performances complémentaires
- La désolidarisation : en évitant la transmission des vibrations par les points d’accroche, d’où les antivibratiles et les ossatures indépendantes.
- L’étanchéité : le bruit aérien voyage par l’air donc en empêchant le passage de l’air, on limite le passage du bruit, d’où la parfaite étanchéité qui doit être faite des supports et des systèmes en respectant la désolidarisation (joints souples)
Les bruits d'impact
Ils se rencontrent principalement au niveau des sols et plafonds.
Ils se combattent au niveau des planchers, quand c’est possible, par la désolidarisation antivibratile, d’où l’emploi de plots antivibratiles, de mousses, de couches de fibres, ou emploi de matériaux absorbant les vibrations comme le sable, le bitume…C’est le plus performant car évite les retombées de vibrations par les parois. Le choix du système dépendra du sol existant et de l’ampleur des travaux effectués, par exemple, sur un parquet sur lambourdes ou un plancher bois il faudra commencer par « passiver» ce parquet pour l’empêcher de vibrer sous le nouveau plancher.
Par le plafond on combat les bruits aériens émis en sous face par les impacts donc, l’accroche doit être antivibratile ou le doublage doit être indépendant (accroché sur les murs) pour ne pas transmettre la vibration. Le résultat peut être limité par des redescentes latérales (parois) qui devront parfois être traitées.
Dans certaines structures très vibrantes (constructions fin 19ème, début 20ème, 1950 ou 1960/1975) les impacts remontent par les structures, il faut donc aussi traiter les parois remontantes.